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biographie ahmed bencherif, écrivain poète

Mardi 21 février 2012

  Ahmed Bencherif est né en mille neuf quarante six à Ain Sefra, ville fondée au 16ème siècle par le saint vénéré Sidi Boutkhil, ancienne capitale des Ksour du Sud Ouest algérien, ancienne capitale des Territoires militaires du Sud, musée à ciel ouvert de gravures rupestres de 84000 ans,  terre de dinosaures dont un ossement remontant à 65 millions d’années a été retrouvé. C’est là que grandit Ahmed Bencherif, dans cette vallée, irriguée par un grand oued dont les crues sont impressionnantes, dominée par deux montagnes, l’une bleue, le Mekhter, l’autre, marron, Aissa, longée dans sa partie Sud par une longue dune dorée au sable fin, où jadis jaillissait une source dont les flots montaient très haut et qu’on apercevait des hauteurs de Bendouma, jaunes comme l’or, d’où elle prit le nom de Source jaune –Ain Sefra- 

           Il étudia à l’Institution Lavigerie, lycée de renom des Pères Blancs de toute l’Oranie. C’est là que se révéla son talent littéraire et poétique. Il se distinguait dans les dissertations,  de courts essais et de poésie. Le Père Supérieur, Deville, le baptisa « Ronsard du Ksar » Les autres Pères Blancs le dénommèrent : le Poète, le Philosophe. Il fit ensuite des études supérieures de droit administratif, chemin qui ne correspondait nullement à la vocation du Ronsard.   

           Instituteur, puis administrateur. Essais littéraires non publiés cependant : recueil de poésie sur la nature et les passions de jeunesse, ainsi qu’un modeste roman sur la décolonisation de l’Afrique. Des circonstances particulières l’empêchèrent de continuer sur cette voie. 

          Il fait ensuite en 1883, époque générale de récupération de l’histoire nationale, une page sur la vie et le parcours combattant de Bouamama, le héros irréductible de la résistance du Sud Ouest pendant vingt cinq années, fin dix neuvième siècle, travaux enrichis par une riche bibliographie présentée par le regretté Père, François Cominardi. 

          Il est donc amené à connaître deux autres personnages illustres, Lyautey et Isabelle Eberhardt. N’ayant pas vécu longtemps à Ain Sefra, Isabelle Eberhardt y avait conquis droit de cité et y repose dans le cimetière musulman de Sidi Boudgemma, où elle fut enterrée selon le rite musulman, malgré la chronique qu’elle défrayait de son vivant. En effet, le grand père de Ahmed Bencherif, qui était un maître de la confrérie Taybia, avait officié la prière des morts pour la défunte et depuis femmes et hommes se recueillent sur sa tombe et lisent du coran. Ahmed Bencherif était naturellement amené avec le concours d’amis à faire de la légende  une réalité. Il initie une conférence en mille neuf cent quatre vingt sept sur Isabelle Eberhardt non, tenue pour raison d’Etat, qui aura servi, néanmoins à ouvrir le débat sur l’écrivaine, à organiser une série de conférences à partir deux mille un et enfin à commémorer le vingt et un octobre deux mille quatre le centenaire de la disparition tragique de notre fille. Comme, il organisa une  conférence sur le poète mystique Mohamed Benyakoub et le résistant populaire Mohamed Ould Ali fin dix neuvième siècle. 

         Appel est donc lancé à tous les biographes de respecter la mémoire de notre fille Isabelle sur sa vie privée et de faire des analyses objectives sur sa vie publique et non se contenter de déductions personnelles qui n’ont rien de scientifique dans leur essence même. 

          Ses ouvrages publiés :

              -Marguerite tome 1, roman historique de 448 pages.  juin 2008

             – La grande ode, élégie de près de 1500 vers en alexandrin. décembre2008

             – Marguerite tome 2   octobre 2009

             – l’Odyssée    avrile 2010

           Ses activités culturelles :

               – vente dédicace et présentation d’ouvrages au palais de la culture de Naama, avril 2009.

               – conférence à l’université d’Oran au colloque international de traductologie; thème la poésie populaire algérienne dans la traduction .octobre 2010.

               – conférence sur l’oeuvre de Marguerite à Marguerite -Ain-Torki- wilaya de Ain-defla; 26 avril 2001.

               – Conférence au musée du moujahid de Naama sur le 14 juillet sanglant 1953 à Paris et réepressions de la manifestation pacifique de militants MTLD qui demandaient la libération de Messali Hadj et l’inédépendance de l’Algérie;  

              – Conférence sur le Moujahid et poète défunt à la maison de la culture de la wialya de Mila ;13 janvier 2012.

  Son talent s’imposa et lui valut d’être invité par son éditeur, Publibook,  au salon international du livre de Paris- session 2009- Sa déception en fut grande, les services consulaires lui avaient refusé le visa.  Invité encore au salon du livre de Genève, il déclina cette invitation pour le spectre du visa qui continue à le hanter, pour lequel il mène un combat serein pour permettre aux écrivains francophones algériens de pouvoir se déplacer sans difficultés dans la sphère géographique de la francophonie, en impliquant notamment l’organisation internationale de la francophonie.   

        Enfin, il publiera prochainement son nouveau roman de fiction : Hé! Hé! c’est moi qui l’ai tuié; donc je suis en proespection pour un éditeur en Algérie, e France ou au Canada. De meme que son trosième recueil de poésie est en achèvement ; il a pour titre ; les odes de l’amoure