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les Wali (préfets) blocage institutionnel structurel de l’état algérien; ahmed bencherif

Faire du Wali le représentant exclusif de l’état algérien est une question de droit public qui ne suscite à priori aucune entorse à ce droit positif dans presque tous les régimes institutionnels du monde entier. et donc, il n’appelle ni débat ni polémique, car il est question de représentativité de l’état à l’échelon local. Ses missions sont en général d’ordre public car il veille à la sécurité publique ou de manière générale à l’ordre public à charge pour lui d’en informer le procureur pour une poursuite d’une action judiciaire; de plus il veille aux intérêts de l’état sur d’éventuelles appropriations illégales dans le domaine privé de l’état. donc jusqu’ici, ce rôle est non seulement évident dans la société, mais souhaité, voire nécessaire.  Car il assure la pérennité de l’état et prolongement même à ses services déconcentrés.

Ce rôle s’était considérablement élargi dans un but de domination des pouvoirs publics sur la société, dès le lendemain de l’indépendance. En effet, le législateur avait fait du Wali le représentant du gouvernement et de chacun des ministres. ce même législateur au nom de la centralisation extrême aberrante était l’émanation de la volonté de ceux qui avaient pris le pouvoir sans suffrages populaires, c’est à dire en l’absence de parlement librement élu par le peuple. si sa mission était d’exécuter le programme du gouvernement et de chacun des ministres, sa soif du pouvoir en a fait une autorité locale quasiment autonome et qui ne rendait que rarement voire jamais de ses actes à ses supérieurs, membres du gouvernement. Il se dit représentant du président de la république et à ce tire il exerce, selon son appréciation toute personnelle, une autorité propre ou déléguée jamais déléguée par les textes législatifs ou règlementaires , ni même par assentiment tacite. Cela viendrait du fait que sa nomination est en général un acte de souveraineté du président de la république où n’interfère quasiment ni le ministre de l’intérieur, ni le chef de gouvernement, transformé par les textes de loi en premier ministre.

Cela nos amène à faire une approche sur les conditions de sa nomination. d’abord, il n’existe aucun critère de nomination ni réglementaire, ni législatif. c’est disons le noir obscur qui prélude à sa nomination. l’état algérien a laissé toute latitude pour exercer cette attribution de nomination au président de la république ou à ceux qui sont en droit de partager sans légitimité cette attribution. Ce sont en général des généraux influents en exercice ou en retraite soit des officiers généraux issus de l’armée de libération nationale, au nom d’un clientélisme ou au nom d’équilibriste régional,  j’entends trapéziste, qui en fait régionaliste, c’est un système honteux de quota qui sacrifie les intérêts supérieurs de l’état. le Wali donc voue sa fidélité à ces personnages qui ont contribué à sa nomination et sont devenus également une puissance financière et forment une cercle fermé une véritable oligarchie qui fait et défaits les carrières et les fortunes.Evidemment le Wali, qui est à sa solde, profite de ces bienfaits de la conjoncture qui dure et puissamment dans les rouages de l’état.

Mais que fait alors le Wali dans son cabinet en terme d’action administrative. Il ne fait rien de positif, il n’appelle pas son intelligence à l’oeuvre, s’il l’a vraiment. il ne pense pas, ne réfléchit pas; il est asservi à la routine et se ballade dans sa majeure partie de son temps de travail dans les visites de chantiers ou pose devant les caméras de la télévision publique. Il est le chef dans sa wilaya ( département) un peu comme un adjudant de caserne; tout passe par lui. pour lui un ministre qu’il représente n’est pas représentatif das sa wilaya, celui-ci n’exerce en pratique point son autorité et quand un bras de fer est engagé entre eux, alors le Wali agit à sa façon, c’est à dire  d’humeur personnelle  et désavoue le véritable représentant du ministre au niveau du département; et s’il n’arrive pas à le mettre en cessation de fonction, il lui retire la délégation de signature qu’il avait attribuée à ce même directeur. puis il le met carrément en quarantaine, sans aucun droit de regard sur les affaires de sa direction.

donc pour solutionner cette crise institutionnelle, il est urgent d’annuler cette attribution de représentativité du gouvernement et de chacun des ministres qui échoit au Wali; Ainsi nous serions effectivement dans la première étape de construction de l’état de droit et de plus lui retirer tout contrôle sur la le déroulement des opérations électorales communales, départementales, législatives, présidentielles. car tous ces élus sont présentement dans la périphérie du pouvoir et ne servent point les intérêts du peuple d’une part et d’autre part laissent toute latitude  au pouvoir de mener la politique qu’il veut, qui est souvent à la merci de puissances étrangères qui bénissent son action et lui assurent une protection de fait aux lieux et places de légitimité populaire par la voie des urnes.

il est grand temps que ça change

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