quand la politique se mêle de la culture Ahmedbencherif

si la culture constitue la locomotive du développement harmonieux de toute société de par le monde, depuis l’existence de l’homme sur terre et pour preuve, l’homme préhistorique nous a légué ses trophées gravés sur des pierres, depuis au moins 10.000 ans avant notre ère et cela est vrai aussi dans mon petit pays natal, Ain-Sefra, gisement à ciel ouvert des gravures rupestres et des tumulus. ils avaient témoigné de leur vie ici-bas sans qu’ils aient eu à exercer un pouvoir politique; il n’existait parmi eux ni rois, ni grands de tribus, donc ils n’avaient pas conçu un pouvoir pour véhiculer leur culture, leurs moeurs.

si la culture enrichit le patrimoine, ennoblit l’âme, modère les mœurs, priorise la vie en commun, conçoit et exécute de grands projets ou économiques, culturels,  et véhicule en permanence la démocratisation participative du citoyen, la politique fout le bazar partout où elle passe. elle occasionne l’anarchie destructive comme c’est le cas en Irak et en Syrie, elle impose l’immobilisme, comme c’est le cas de l’Algérie, le retour à l’état monarque ou pharaonique, comme c’est le cas en Egypte.

quand on parle d’un fait international ou l’on conçoit un, normalement toute la matière grise se trouve enchantée, milite, participe pour le mettre en exergue, sauf en Algérie où ministre et préfet se renvoie ntla balle quand il s’agit de mettre en eouvre un colloque international par exemple. si le ministre demeure quelque part à plaider du fait que l’exécution de sa politique ne lui échoit pas en totalité. il se heurte même au préfet qui considère qu’il est le seul maitre à bord dans son département. la pratique nous a montré que le préfet ne rend même pas compte à sa tutelle qui est le ministre de l’intérieur. donc le gouvernement en entier se retrouve sans moyens propres pour mettre en exécution  sa politique. le seul acte où le préfet écoute exécute les ordres de ses supérieurs c’est une élection où départementale, législative, présidentielle.

donc si le préfet vous lâche, c’est toute la vie qui vous lâche, il est le petit dieu, le pharaon; gare à vous si vous vous mettez en travers de sa politique, de son humeur, de ses propres contradictions, de son indigence culturelle, de son égocentrisme. c’est le roi moyenâgeux qui aime et seulement se faire courtiser quitte à incendier la baraque, quitte à torpiller un colloque international.

c’est vous dire que mon colloque international sur Isabelle Eberhardt à Ainsefra, le premier du genre à l’échelle international n’échappe pas à cette malédiction algérienne qui impose aux intellectuels algériens la médiocrité, la terreur de bien dire de bien oeuvrer pour le bien de la nation. je découvre que ceux qui disaient aimer Isabelle Eberhardt la haïssent à l’os, répandent de fausses rumeurs, tiennent des entrevues avec des officiels pour torpiller, annuler le colloque d’où un bars de fer m’a opposé aux officiels ; mais le triomphe ne vit pas le jour ou j’annule ou j’exécute seul mon projet si les crédits promis sont mis en place. que dire encore quand la culture se trouve prisonnière tributaire d’un tribalisme de dernier age. c’est encore plus grave quand certains messieurs de la cour en font leur politique, leur mode de vie, leur gouvernance de l’acte administratif.

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