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Archive pour décembre 2014

un chef de cabinet Ahmedbencherif

Vendredi 26 décembre 2014

un chef de cabinet a le privilège d’être au fait de l’action publique de son patron, c’est son ombre en quelque sorte car il agit dans la discrétion absolue pour redorer le blason de son patron , ce qui est légitime; mais la pratique nous montre tout à fait un autre personnage. il a la dangereuse réputation de se faire un petit lobby à  lui qui lui assure sa propre pérennité dans le service. Ainsi il n’hésite pas à agir indépendamment de l’autorité de son propre patron. souvent l’administré tombe dans une voie à deux parallèles qui ne se croisent jamais. il agit dans l’ombre et il fait du mal, c’est à dire en écorchant la légalité ou l’éthique, combien même il rend service à ses propres relais.

pire il s’emploie à orienter son patron, en le dissuadant de prendre telle ou telle décision. car il s’agit bien sur de profiter du pouvoir . comme nos chefs de cabinet d’Algérie sont d’une indigence culturelle notoire, ils se comportent souvent comme des flibustiers chanceux et jamais ils ne parviennent à combler la propre indigence culturelle de leurs propres patrons. d’où ils s’entendent pour fermer la voie aux intellectuels pour piloter des projets culturels d’envergure qui font vraiment date historique.

figurez-vous alors que je me présente avec un colloque international sur Isabelle Eberhardt. bonne chose sous d’autres cieux dans d’autres espaces. alors un tsounami est déclenché à demi mots on me fait des reproches à peine voilés, comme si soudain l’écrivain engagé que je suis est devenu un collaborateur car il a osé faire une rencontre intellectuelle sur cette écrivaine disparue et inhumée dans le cimetière musulman d’Ainsefra: le colloque alors devient presque affaire d’état, le patron est courroucé contre moi, son chef de cabinet ajoute de l’essence; je me retrouve seul sans appuis car le chef de cabinet fait de l’affaire une affaire tribale c’est triste je découvre que l’état nation que je défendais corps et âme s’est transformé en état tribal; la tribu la plus puissante dicte ses lois et repousse les lois de la république.

mais Ainsefra est aussi contre moi, je veux dire ceux qui prétendaient aimer Isabelle ont découvert leur vrai visage, ils la haïssent ; mais ils font circuler de fausses rumeurs; grave certains ont été voir le patron ou li ont fait parvenir le message que cette Isabelle était une espionne; le patron sans me consulter pour savoir la vérité se rétracte, par crainte pour sa propre destinée à gérer les affaires publiques.

c’est pourquoi ils ne voient meme pas les gains à galner sur le plan tourisme médiatisation etc ..

mais je vais au bout de la voie et vaille que vaille  j’attends la germination de mon projet bien sur comme un guerrier qui n’a pas quitté le champ de bataille depuis neuf mois, c’est à dire depuis que j’ai commencé les démarches pour ce projet.

quand la politique se mêle de la culture Ahmedbencherif

Vendredi 26 décembre 2014

si la culture constitue la locomotive du développement harmonieux de toute société de par le monde, depuis l’existence de l’homme sur terre et pour preuve, l’homme préhistorique nous a légué ses trophées gravés sur des pierres, depuis au moins 10.000 ans avant notre ère et cela est vrai aussi dans mon petit pays natal, Ain-Sefra, gisement à ciel ouvert des gravures rupestres et des tumulus. ils avaient témoigné de leur vie ici-bas sans qu’ils aient eu à exercer un pouvoir politique; il n’existait parmi eux ni rois, ni grands de tribus, donc ils n’avaient pas conçu un pouvoir pour véhiculer leur culture, leurs moeurs.

si la culture enrichit le patrimoine, ennoblit l’âme, modère les mœurs, priorise la vie en commun, conçoit et exécute de grands projets ou économiques, culturels,  et véhicule en permanence la démocratisation participative du citoyen, la politique fout le bazar partout où elle passe. elle occasionne l’anarchie destructive comme c’est le cas en Irak et en Syrie, elle impose l’immobilisme, comme c’est le cas de l’Algérie, le retour à l’état monarque ou pharaonique, comme c’est le cas en Egypte.

quand on parle d’un fait international ou l’on conçoit un, normalement toute la matière grise se trouve enchantée, milite, participe pour le mettre en exergue, sauf en Algérie où ministre et préfet se renvoie ntla balle quand il s’agit de mettre en eouvre un colloque international par exemple. si le ministre demeure quelque part à plaider du fait que l’exécution de sa politique ne lui échoit pas en totalité. il se heurte même au préfet qui considère qu’il est le seul maitre à bord dans son département. la pratique nous a montré que le préfet ne rend même pas compte à sa tutelle qui est le ministre de l’intérieur. donc le gouvernement en entier se retrouve sans moyens propres pour mettre en exécution  sa politique. le seul acte où le préfet écoute exécute les ordres de ses supérieurs c’est une élection où départementale, législative, présidentielle.

donc si le préfet vous lâche, c’est toute la vie qui vous lâche, il est le petit dieu, le pharaon; gare à vous si vous vous mettez en travers de sa politique, de son humeur, de ses propres contradictions, de son indigence culturelle, de son égocentrisme. c’est le roi moyenâgeux qui aime et seulement se faire courtiser quitte à incendier la baraque, quitte à torpiller un colloque international.

c’est vous dire que mon colloque international sur Isabelle Eberhardt à Ainsefra, le premier du genre à l’échelle international n’échappe pas à cette malédiction algérienne qui impose aux intellectuels algériens la médiocrité, la terreur de bien dire de bien oeuvrer pour le bien de la nation. je découvre que ceux qui disaient aimer Isabelle Eberhardt la haïssent à l’os, répandent de fausses rumeurs, tiennent des entrevues avec des officiels pour torpiller, annuler le colloque d’où un bars de fer m’a opposé aux officiels ; mais le triomphe ne vit pas le jour ou j’annule ou j’exécute seul mon projet si les crédits promis sont mis en place. que dire encore quand la culture se trouve prisonnière tributaire d’un tribalisme de dernier age. c’est encore plus grave quand certains messieurs de la cour en font leur politique, leur mode de vie, leur gouvernance de l’acte administratif.