les Wali (préfets) blocage institutionnel structurel de l’état algérien; ahmed bencherif

8 janvier 2015

Faire du Wali le représentant exclusif de l’état algérien est une question de droit public qui ne suscite à priori aucune entorse à ce droit positif dans presque tous les régimes institutionnels du monde entier. et donc, il n’appelle ni débat ni polémique, car il est question de représentativité de l’état à l’échelon local. Ses missions sont en général d’ordre public car il veille à la sécurité publique ou de manière générale à l’ordre public à charge pour lui d’en informer le procureur pour une poursuite d’une action judiciaire; de plus il veille aux intérêts de l’état sur d’éventuelles appropriations illégales dans le domaine privé de l’état. donc jusqu’ici, ce rôle est non seulement évident dans la société, mais souhaité, voire nécessaire.  Car il assure la pérennité de l’état et prolongement même à ses services déconcentrés.

Ce rôle s’était considérablement élargi dans un but de domination des pouvoirs publics sur la société, dès le lendemain de l’indépendance. En effet, le législateur avait fait du Wali le représentant du gouvernement et de chacun des ministres. ce même législateur au nom de la centralisation extrême aberrante était l’émanation de la volonté de ceux qui avaient pris le pouvoir sans suffrages populaires, c’est à dire en l’absence de parlement librement élu par le peuple. si sa mission était d’exécuter le programme du gouvernement et de chacun des ministres, sa soif du pouvoir en a fait une autorité locale quasiment autonome et qui ne rendait que rarement voire jamais de ses actes à ses supérieurs, membres du gouvernement. Il se dit représentant du président de la république et à ce tire il exerce, selon son appréciation toute personnelle, une autorité propre ou déléguée jamais déléguée par les textes législatifs ou règlementaires , ni même par assentiment tacite. Cela viendrait du fait que sa nomination est en général un acte de souveraineté du président de la république où n’interfère quasiment ni le ministre de l’intérieur, ni le chef de gouvernement, transformé par les textes de loi en premier ministre.

Cela nos amène à faire une approche sur les conditions de sa nomination. d’abord, il n’existe aucun critère de nomination ni réglementaire, ni législatif. c’est disons le noir obscur qui prélude à sa nomination. l’état algérien a laissé toute latitude pour exercer cette attribution de nomination au président de la république ou à ceux qui sont en droit de partager sans légitimité cette attribution. Ce sont en général des généraux influents en exercice ou en retraite soit des officiers généraux issus de l’armée de libération nationale, au nom d’un clientélisme ou au nom d’équilibriste régional,  j’entends trapéziste, qui en fait régionaliste, c’est un système honteux de quota qui sacrifie les intérêts supérieurs de l’état. le Wali donc voue sa fidélité à ces personnages qui ont contribué à sa nomination et sont devenus également une puissance financière et forment une cercle fermé une véritable oligarchie qui fait et défaits les carrières et les fortunes.Evidemment le Wali, qui est à sa solde, profite de ces bienfaits de la conjoncture qui dure et puissamment dans les rouages de l’état.

Mais que fait alors le Wali dans son cabinet en terme d’action administrative. Il ne fait rien de positif, il n’appelle pas son intelligence à l’oeuvre, s’il l’a vraiment. il ne pense pas, ne réfléchit pas; il est asservi à la routine et se ballade dans sa majeure partie de son temps de travail dans les visites de chantiers ou pose devant les caméras de la télévision publique. Il est le chef dans sa wilaya ( département) un peu comme un adjudant de caserne; tout passe par lui. pour lui un ministre qu’il représente n’est pas représentatif das sa wilaya, celui-ci n’exerce en pratique point son autorité et quand un bras de fer est engagé entre eux, alors le Wali agit à sa façon, c’est à dire  d’humeur personnelle  et désavoue le véritable représentant du ministre au niveau du département; et s’il n’arrive pas à le mettre en cessation de fonction, il lui retire la délégation de signature qu’il avait attribuée à ce même directeur. puis il le met carrément en quarantaine, sans aucun droit de regard sur les affaires de sa direction.

donc pour solutionner cette crise institutionnelle, il est urgent d’annuler cette attribution de représentativité du gouvernement et de chacun des ministres qui échoit au Wali; Ainsi nous serions effectivement dans la première étape de construction de l’état de droit et de plus lui retirer tout contrôle sur la le déroulement des opérations électorales communales, départementales, législatives, présidentielles. car tous ces élus sont présentement dans la périphérie du pouvoir et ne servent point les intérêts du peuple d’une part et d’autre part laissent toute latitude  au pouvoir de mener la politique qu’il veut, qui est souvent à la merci de puissances étrangères qui bénissent son action et lui assurent une protection de fait aux lieux et places de légitimité populaire par la voie des urnes.

il est grand temps que ça change

un chef de cabinet Ahmedbencherif

26 décembre 2014

un chef de cabinet a le privilège d’être au fait de l’action publique de son patron, c’est son ombre en quelque sorte car il agit dans la discrétion absolue pour redorer le blason de son patron , ce qui est légitime; mais la pratique nous montre tout à fait un autre personnage. il a la dangereuse réputation de se faire un petit lobby à  lui qui lui assure sa propre pérennité dans le service. Ainsi il n’hésite pas à agir indépendamment de l’autorité de son propre patron. souvent l’administré tombe dans une voie à deux parallèles qui ne se croisent jamais. il agit dans l’ombre et il fait du mal, c’est à dire en écorchant la légalité ou l’éthique, combien même il rend service à ses propres relais.

pire il s’emploie à orienter son patron, en le dissuadant de prendre telle ou telle décision. car il s’agit bien sur de profiter du pouvoir . comme nos chefs de cabinet d’Algérie sont d’une indigence culturelle notoire, ils se comportent souvent comme des flibustiers chanceux et jamais ils ne parviennent à combler la propre indigence culturelle de leurs propres patrons. d’où ils s’entendent pour fermer la voie aux intellectuels pour piloter des projets culturels d’envergure qui font vraiment date historique.

figurez-vous alors que je me présente avec un colloque international sur Isabelle Eberhardt. bonne chose sous d’autres cieux dans d’autres espaces. alors un tsounami est déclenché à demi mots on me fait des reproches à peine voilés, comme si soudain l’écrivain engagé que je suis est devenu un collaborateur car il a osé faire une rencontre intellectuelle sur cette écrivaine disparue et inhumée dans le cimetière musulman d’Ainsefra: le colloque alors devient presque affaire d’état, le patron est courroucé contre moi, son chef de cabinet ajoute de l’essence; je me retrouve seul sans appuis car le chef de cabinet fait de l’affaire une affaire tribale c’est triste je découvre que l’état nation que je défendais corps et âme s’est transformé en état tribal; la tribu la plus puissante dicte ses lois et repousse les lois de la république.

mais Ainsefra est aussi contre moi, je veux dire ceux qui prétendaient aimer Isabelle ont découvert leur vrai visage, ils la haïssent ; mais ils font circuler de fausses rumeurs; grave certains ont été voir le patron ou li ont fait parvenir le message que cette Isabelle était une espionne; le patron sans me consulter pour savoir la vérité se rétracte, par crainte pour sa propre destinée à gérer les affaires publiques.

c’est pourquoi ils ne voient meme pas les gains à galner sur le plan tourisme médiatisation etc ..

mais je vais au bout de la voie et vaille que vaille  j’attends la germination de mon projet bien sur comme un guerrier qui n’a pas quitté le champ de bataille depuis neuf mois, c’est à dire depuis que j’ai commencé les démarches pour ce projet.

quand la politique se mêle de la culture Ahmedbencherif

26 décembre 2014

si la culture constitue la locomotive du développement harmonieux de toute société de par le monde, depuis l’existence de l’homme sur terre et pour preuve, l’homme préhistorique nous a légué ses trophées gravés sur des pierres, depuis au moins 10.000 ans avant notre ère et cela est vrai aussi dans mon petit pays natal, Ain-Sefra, gisement à ciel ouvert des gravures rupestres et des tumulus. ils avaient témoigné de leur vie ici-bas sans qu’ils aient eu à exercer un pouvoir politique; il n’existait parmi eux ni rois, ni grands de tribus, donc ils n’avaient pas conçu un pouvoir pour véhiculer leur culture, leurs moeurs.

si la culture enrichit le patrimoine, ennoblit l’âme, modère les mœurs, priorise la vie en commun, conçoit et exécute de grands projets ou économiques, culturels,  et véhicule en permanence la démocratisation participative du citoyen, la politique fout le bazar partout où elle passe. elle occasionne l’anarchie destructive comme c’est le cas en Irak et en Syrie, elle impose l’immobilisme, comme c’est le cas de l’Algérie, le retour à l’état monarque ou pharaonique, comme c’est le cas en Egypte.

quand on parle d’un fait international ou l’on conçoit un, normalement toute la matière grise se trouve enchantée, milite, participe pour le mettre en exergue, sauf en Algérie où ministre et préfet se renvoie ntla balle quand il s’agit de mettre en eouvre un colloque international par exemple. si le ministre demeure quelque part à plaider du fait que l’exécution de sa politique ne lui échoit pas en totalité. il se heurte même au préfet qui considère qu’il est le seul maitre à bord dans son département. la pratique nous a montré que le préfet ne rend même pas compte à sa tutelle qui est le ministre de l’intérieur. donc le gouvernement en entier se retrouve sans moyens propres pour mettre en exécution  sa politique. le seul acte où le préfet écoute exécute les ordres de ses supérieurs c’est une élection où départementale, législative, présidentielle.

donc si le préfet vous lâche, c’est toute la vie qui vous lâche, il est le petit dieu, le pharaon; gare à vous si vous vous mettez en travers de sa politique, de son humeur, de ses propres contradictions, de son indigence culturelle, de son égocentrisme. c’est le roi moyenâgeux qui aime et seulement se faire courtiser quitte à incendier la baraque, quitte à torpiller un colloque international.

c’est vous dire que mon colloque international sur Isabelle Eberhardt à Ainsefra, le premier du genre à l’échelle international n’échappe pas à cette malédiction algérienne qui impose aux intellectuels algériens la médiocrité, la terreur de bien dire de bien oeuvrer pour le bien de la nation. je découvre que ceux qui disaient aimer Isabelle Eberhardt la haïssent à l’os, répandent de fausses rumeurs, tiennent des entrevues avec des officiels pour torpiller, annuler le colloque d’où un bars de fer m’a opposé aux officiels ; mais le triomphe ne vit pas le jour ou j’annule ou j’exécute seul mon projet si les crédits promis sont mis en place. que dire encore quand la culture se trouve prisonnière tributaire d’un tribalisme de dernier age. c’est encore plus grave quand certains messieurs de la cour en font leur politique, leur mode de vie, leur gouvernance de l’acte administratif.

Palestine meurtrie ahmed bencherif

12 juillet 2014
Palestine meurtrie, en décombres, en sang et à feu aujourd’hui par des individus sans foi ni loi, sans scrupules, ni tergiversations, sans clémence ni miséricorde; hier pourtant le pays des prophètes, des révélations divines, pays des patriarches de l’humanité; tu souffres en silence, tu enterres tes morts, tu soignes tes blessés, u amputes un bras, une jambe, tu pleures, tu cries, tu pries, tu résistes à la soif, à la faim du ramadan, mois de paix et de pardon.un voile épais cache toutes tes souffrances à ce que chaque humain ne puisse les voir, les ressentir, se révolter devant tant d’injustices. ce voile est fort puissant indestructible invulnérable ; ce voile c’est Obamla, Hollande, Cameroon, Pootin, Bann Kimoon, l’ONU, le conseil de sécurité; pourquoi cela ? tout simplement c’est Israel qui te bombarde, te détruit, tue tes femmes, tes enfants, tes hommes; tout l’occident soutien la politique de génocide de Netanyahou, ce bourreau sanguinaire, ce spoliateur des terres pour construire de plus en plus de colonies et ramener les Juifs d’Europe de l’Est, de l’Ouest pour y semer la haine le crime; alors si le monde occidental soutient Israel et qui soutient Palestine ? Logiquement l’ONU; naturellement les Arabes, idéologiquement les musulmans.que nous reste-t-il à nous Arabes. hélas il nous reste que de pleurer le martyre de Palestine. Les grands hommes d’état sont morts : Boumediène, Nasser, le roi Fayçal d’Arabie saoudite. ceux-là agissaient de leur temps et pesaient de tout leur poids sur l’échiquier international justement à propos de Palestine; ils n’hésitaient pas à imposer leur vue au monde occidental, pourtant vue divergente que celle adoptée par le monde occidental; j’ai vu ce jour à la prière du vendredi, en évoquant la Palestine meurtrie, l’imam s’effondrer de sanglots; alors j’ai dit à un voisin intellectuel : il ne reste plus aux Arabes que de pleurer.les Arabes ne se révoltent plus, ni gouvernants, ni citoyens; rien on donne quelques sous à la Palestine et puis affaire close; mais non Palestine a besoin de positions fortes vis à vis de l’occident, du conseil de sécurité; mais ils ont perdu aussi toute bravoure, gouvernants et citoyens; les gouvernants ont perdu leur bravoure parce que leur pouvoir n’est pas légitime et ils ont besoin d’Obama Hollande pour se maintenir au pouvoir. les citoyens n’ont plus de bravoure, car ils ne se révoltent pas pour si ce n’est disgracier leurs gouvernants, les désavouer .

à trois roues, extr chants et hymnes;ahmed bencherif

7 mars 2014

à trois roues,
à trois roues mon charriot reste en panne
le train d’attraction est rouillé entièrement
il force nos deux mains qui haut le condamnent
il laisse l’image, nous boude fièrement.
il bégaie, se traîne, murmure quand il peut
cherche l’éternité, rêve dans sa tombe
au charriot paré d’or qui lentement se meut
inconscient ne voit qu’il lègue l’hécatombe.
ma belle princesse gueule et joue au feu
c’est son nom choisi par fierté un jour libre
au sol frais rouge sang. Halte oui à l’affreux
crie-t-elle, veut défaire les mauvaises fibres
qui trop longtemps l’ont ligotée solidement
mais elle se remet et nous ouvre la voie
comme le phœnix qui ressuscite vaillamment
de ses cendres jamais refroidies pas une fois.

 

Visage laïc, cœur islamiste : c’est Adelaziz Belkhadem. Ahmed Bencherif

6 avril 2012

Visage laïc, cœur islamiste : c’est Andelaziz Belkhadem.

 

L’accoutrement, auquel nous habitue Abdelaziz Belkhadem, n’illustre pas l’élégance traditionnelle seulement aux fêtes religieuses, mais sont bien là dans le protocole d’homme d’état. Est-ce seulement pour attirer les projecteurs sur sa personne ou bien il existe un message pour un pan de la société ? Rappelons d’abord que le FLN historique était révolutionnaire dans son idéologie. Car il avait rassemblé à la lutte les hommes et les femmes, donc il avait une vision laïque de l’état futur, comme il avait conscience de l’émancipation et de la politisation de la femme. On la voit donc au maquis, fusil à la main et boite de secours. Elle était au devant de la scène internationale, par le biais de l’organisation des femmes algériennes. Elle était donc la première femme arabe à exercer le droit de vote. Ce revient à dire que le FLN historique n’était pas conservateur et à continuer à l’être après l’indépendance pendant trois décennies. La quatrième de son existence, il fut absent en allant à contre courant du choix stratégique d’annuler l’élection du 11 janvier 1991, c’est-à-dire en anticipant sur les évènements et fermer la voie  à l’institution d’une république islamique. Il fut à la fois l’avocat et le porte parole des islamistes toutes tendances confondues, position qui avait atteint son apogée à la réunion de Sant Eugédio.

A l’issue victorieuse de la tragédie nationale, la nécessité était apparue d’ouvrir d’oublier les querelles et dissensions de maison et par conséquent faire concorde avec les fils de la nation, militants du FLN, qui ne participait pratiquement pas au jeu politique, ni à la gestion des affaires publiques. Cette démarche fut bien accueillie par le peuple et aux élections locales ou nationales, le FLN était majoritaire, face au RND et au HAMAS. Mais la tendance forte du parti cacique était majoritairement conservatrice, trop imprégnée par les idées islamistes. Une fois intronisé à la tête du parti, grâce à l’appui du président Bouteflika et des segments du pouvoir, Abdelaziz Belkhadem montre ses affinités islamistes, témoigne sa bienveillance aux hommes forts du FIS dissous, reçois quelques uns d’entre eux.

Abdelaziz Belkhadem, qui ne cachait jamais son islamisme politique, se retrouva donc à la tête du parti historique, révolutionnaire il faut le dire, qui combat le conservatisme, priorise la laïcité comme mode de gouvernement. L’habit était trop grand pour lui, la fonction était trop grande pour lui. De directeur primaire, il se retrouve chef du parti le plus puissant de la nation et le plus prestigieux, le plus connu dans le monde par son combat farouche et efficace pendant la guerre de libération dont il sortit vainqueur. Notre parti historique était socialise, voire communiste et le sieur Belkhadem avait-il rencontré des communiste d’autres pays dans le monde ? je ne crois pas. Car il est allergique et même hostile à la notion communiste qui est le contraire de son identité politique, à savoir le conservatisme islamiste séculaire, foncièrement opposé à l’émancipation de la femme. N’a—il point mené une rude bataille pour torpiller les réformes politiques entreprises par le président Bouteflikaa au mois d’avril 2011 ? Oui il s’opposa farouchement à la parité de 33% entre homme et femme dans les assemblées élues, comme il s’opposa frontalement à la démission d’un ministre, candidat à la députation. Il alla plus loin, il lutta à bras le corps pour réhabiliter le FIS dissous. Chef du parti, ministre d’Etat, représentant personnel du président, il n’hésitait à imposer sa  souveraineté morale face à des ministres en exercice de poids, tel l’ex ministre de l’intérieur Yazid Zerhouni, même en conseil des ministres. Il aura fallu alors l’arbitrage du président Bouteflika. C’est que Belkhadem ambitionnait de se porter candidat à l’élection présidentielle de 2014. Et ce sont les voix islamistes, majoritaires qu’on le veuille ou non, qui lui consacreraient la victoire, d’autant plus que les islamistes au pouvoir, comme en Tunisie, Egypte, Libye semblent entrer susciter l’acceptation des capitales occidentales. Quelle ironie du sort.  Le président Obama avait d’ailleurs anticipé sur l’arrivée au pouvoir des islamistes. Car il avait compris qu’il était plus facile à l’Occident de négocier avec les islamistes qu’avec les nationalistes. Les premiers croient au libéralisme économique sans frontières, les seconds croient au libéralisme socialisé si l’on peut dire, s’ils ne sont pas purement socialistes.

Belkhadem ne se sent pas solidaire de l’activité gouvernementale, ni de la cohésion du gouvernement, alors qu’il est ministre et de surcroît d’Etat. Donc il prêche seul sa religion et ce n’est pas un hasard si la crise actuelle du FLN est arrivée au stade le plus critique avec les redresseurs dont le chef de file n’est autre que le militant et moudjahed Salah Goujil, abreucé dans les sources du parti historique. Ce n’est pas non plus un hasard si ce mouvement redresseur a obtenu l’autorisation du ministre de l’intérieur Daho Ould kablia, avec la bénédiction du président Bouteflika, pour tenir son congrès le 13 octobre de l’année écoulée, pendant la phase préparatoire de l’élection parlementaire. Ils sont au nombre de 600 frondeurs : ministres, parlementaires, élus locaux, militants. Belkhadem était donc cloué au pilori. S’agissant des listes de candidatures, les deux mouvements ont présenté leurs accrédités.

Qui est responsable de cette grande implosion du FLN historique ?

 

 

 

l’hystérie d’une députation mai 2012; Ahmed Bencherif

2 avril 2012

Où sommes-nous? En Algérie, un pays qui a amorcé la démocratisation le 5 octobre1988, à l’instar des pays de l’Est, soit du bloc communiste dont elle suivait pratiquement tout le régime économique sociale et politique, jusqu’à la démocratisation de l’enseignement. Nous avions évidemment mené des révolutions qui avaient affranchi le paysan, le travailleur, l’électeur. En effet, le droit de vote a été institué dès notre chère indépendance. L’électeur participait massivement au vote, avec un réel enthousiasme, conscient des enjeux politiques qui se présentaient. Aux assemblés élues, il avait l’embarras du choix et donnait sa voix en toute connaissance de cause à celui qui la méritait, sans tenir compte, à quelques exceptions, aux honteux critères de clientélisme dont le régionalisme  et plus grave encore le tribalisme. Le candidat était quant à lui, je dirai préférentiel, mais  non exemplaire. Ainsi du temps du parti unique, le candidat réunissait des conditions essentielles à la pratique politique et à l’exercice du pouvoir:

La condition primordiale se résumait  à son parcours de militant, son assiduité aux différentes manifestations du parti, ses convictions à l’idéologie, son niveau d’instruction et sa culture, son intégrité avérée. Par le simple fait que de la base au sommet, on priorisait l’intérêt général et rien que l’intérêt général, soit l’intérêt de la nation. Car il y avait un défi pour l’Algérie afin de se surpasser, de prouver qu’elle méritait bien sa place dans le concert des nations civilisées. Il y avait une volonté unanime pour construire le pays et le sortir du sous-développement séculaire, construire un citoyen responsable de ses actes, de son devenir. Il y avait un engagement de tous pour libérer les consciences, la pensée de  l’esprit tout simplement tutélaire, patriarcal. Il faut dire aussi que le sommet constituait un modèle à suivre, car rigoureux dans son travail,  droit et juste envers tous, soucieux de donner le travail et le logement pour tous, ainsi que tous les privilèges de la citoyenneté.  De plus, il prouvait à chaque instant sa valeur ancestrale du sacrifice. On ose à peine croire que le défunt président Boumediène ne laissa meme pas un appartement de trois pièces cuisine à sa femme; Assia.  N’est-ce pas là le modèle à suivre. Qui ne souvient qu’il avait pleuré anxieusement dans un congrès télévisé en disant que seuls les martyrs avaient fait leur devoir et jamais ils ne seraient égalés par les vivants. Voilà l’expression haute du sacrifice. Comment cet homme et d’autres ne pouvaient-ils entrainer le peuple derrière eux.

Où sommes-nous aujourd’hui, 50 ans après l’indépendance  ?   Est-ce la déliquescence de l’Etat? Les gouvernants mènent-ils une politique fantaisiste? En prenant le pouvoir Bouteflika avait dit que la récréation est finie. Mais nous constatons que c’est bien lui qui vient avait  sifflé la récréation. Des flots d’encre ne suffiraient à faire l’état des lieux. Mais restons seulement dans le domaine électoral. Ainsi les partis qui revendiquent plus de démocratie ne la pratiquent pas à leur niveau, quand il s’agit déjà de confectionner les lites de candidats. Celles-ci sont élaborées sur la base de désignations arbitraires. Donc ils ne recourent point aux élections primaires comme c’est le cas de toute démocratie qui se respecte.  Qui dit alors absence de démocratie dit manque de transparence et de là à imaginer les scénarios les plus honteux et catastrophiques pour le pays; car qui se trouve impliqué dans ces conditions priorisera l’intérêt particulier à l’intérêt général. Donc c’est l’émergence quasiment automatique   de la médiocrité. L’on constate alors ce recul des valeurs dans  la fonction d’élus. En effet dans cette hystérie de la députation du 10 mai 2012, on voit émerger tous les métiers et rarement le métier de politique. Nous avons à choisir entre le plombier, le taxieur clandestin, le bouffon, l’éleveur, l’entrepreneur. Ces candidats frappés de myopie civique et politique trouvent leur place dans les nouveaux partis ou les indépendants. Pour les premiers, il manque de la pratique de la tradition dans la vie partisane. Ainsi, coute que coute, ils tiennent à se faire représenter par quiconque veut les servir dans leur volonté de représentativité territoriale, alors  que leurs délégués n’en connaissent pas les régions en question. Pour les seconds, ils puisent dans leurs fortunes amassées des années durant quelques fois ou souvent peu orthodoxes, sans vouloir entrer dans le cadre de la transparence . Alors que peu d’entre eux s’étaient intéressés au fait politique. Donc ces partis nouveaux autorisés dans la conjoncture du printemps arabe par métaphore ou plus vrai les révolutions arabes sont des partis morts nés. Ont-ils activé dans la clandestinité comme les partis caciques nés dans les années 1990, dans l’esprit et le texte de la constitution de février 1989. Les faits nous montrent que le parti de PLJ de Mohamed Said se fait une place d’interlocuteur de poids, car il hérite justement de ce travail das la clandestinité des islamistes. On se demande aussi pourquoi le parti des Travailleurs dispose d’une base électorale, d’autant qu’il est dès sa formation dirigé par une femme politique. Justement, par sa lutte dnas la clandestinité.

En conclusion, est-ce qu’on prône l’abstention dans ces conditions ou la participation? Vraiment l’option est difficile, mais aussi périlleuse. Ces conditions préélectorales peuvent-elles nous apporter une assemblée populaire nationale respectable, à la hauteur de ses taches, des défis. Mais l’abstention ne sera efficace que si l’élection est annulée et réorganisée, en élimant au préalable tous ces aspects négatifs apparents dans l’analyse ou qui en réchappent sur le moment.

Hillary Clinton en Algérie- ahmed bencherif

26 février 2012

Pour la première visite  de Hillary Clinton en Algérie, force est de croire que le temps chronométré en quelques heures qu’a consacré la secrétaire du département des états unis d’ Amérique laisse les observateurs circonspects. Car seul un ministre étranger introduit dans la diplomatie algérienne peut se permettre un pareil crochet. Or ce n’est pas le cas pour Hillary Clinton. Entorse diplomatique? Froideur persistante dans les relations bilatérales? Ses entretiens avec le président de la république restèrent au secret. Quels sont alors les véritables enjeux de sa visite éclair? Elle déclare cependant ce que tout le monde sait : l’alliance stratégique Algérie-USA pour la lutte antiterroriste. Son point de presse à l’ambassade américaine est principalement axé sur des généralités. Il y a lieu de croire alors que les enjeux de sa visite s’articulaient autour de l’ouverture de la frontière avec le Maroc, pays voisin et frère. La presse écrite, dite  introduite dans les sphères du pouvoir, avait déjà rapporté que Hillary Clinton venait pour faire pression sur l’Etat algérien pour réaliser ce projet. Nous ne pensons pas que si elle avait reçu une fin de non recevoir, elle aurait eu dévoilé l’objet de sa visite. Mais oui l’orgueil américain en aurait pâti, fortement et douloureusement ressenti par une femme, fût-elle la secrétaire du département d’Etat.

Cependant, Hillary Clinton avait trouvé le temps et les mots à l’ambassade américaine.    Dans son point de presse, elle n’a pas été tendre. Elle a envoyé un signe très fort au pouvoir en déclarant : » Attendons de voir si ces changements seront concrétisés « . C’est à la limite, un avertissement  dont elle ne dévoile point la portée. Que nous réservent les chancelleries occidentales, alors que nos positions sur des questions de politique étrangère n’avalisent pas les leurs, principalement par le refus d’intervention militaire dans les crises internes des pays, tels la Libye, la Syrie ..et demain quel sera le suivant? Rappelons que que le conseil de sécurité onusien avait autorisé en Libye  une zone d’exclusion aérienne. Mais il n’avait pas autorisé les bombardements. Le résultat est qu’un pays a été détruit et que son peuple  est au bord de la guerre civile, si elle n’a déjà commencé. Pour le cas de la Syrie, Ryad veut armer l’opposition syrienne.

Elle énonce sa théorie sociétale du futur,  du XXI siècle, qui s’articule autour de trois dimensions :

- Le gouvernement responsable qui rend des comptes et crée des opportunités  pour la population. Nous ne pouvons que nous féliciter sur ce volet , car elle rejoint les revendications de la société en générale et de la classe politique. Donc une démocratisation de la vie institutionnelle de l’état, de la transparence, l’égalité des chances, l’équité, la vertu dans la vie politique, la gestion des deniers publics. Un chaleureux salut démocratique  pour vous madame la secrétaire.

-  » La société civile qui travaille sans relâche pour améliorer les conditions de vie de ses concitoyens ».  Mais c’est le gouvernement qui améliore les conditions de vie de ses citoyens.  Alors quelle est l’anguille sous roche? Le travail actif des ONG occidentales n’est-il pas suspect et par les pouvoirs publics et la société civile? Ainsi; des associations américaines sont mis à l’index en Égypte , déférées devant les tribunaux  comme étant les véritables détentrices du pouvoir ou fortement influentes  sous le régime Moubarek, emporté par la révolution égyptienne du 25 janvier ? On est en droit de nous demander s’il existe une société civile agissante aux USA; Seule la finance gouverne dans ce pays; le chômage y est compté en dizaine de millions, la couverture sanitaire a été introduite tout récemment par le président Obama. Alors qu’elle y donne ses cours théoriques pour dynamiser la société civile qui revendique ses droits sociaux et politiques.

-  » Un secteur économique privé qui doit être dynamique et ouvert sur le monde afin e créer des opportunités et de l’emploi »; Nous avons un secteur privé qui se développe et se dynamise de jour en jour. Mais elle veut un secteur privé, une économie libre, un libéralisme anarchique. Comme si leur système économique était le meilleur, le plus performant. Mais les USA ne sont pas encore sortis de leur crise financière aiguë. Mais ce qu’elle cherche à obtenir de l’Algérie, c’est que notre État renonce aux 51% dans les investissements nationaux et internationaux, ce qui l’intéresse directement. Rappelons que le ministre de l’Énergie, Youcef Youcefi, l’a déclaré à la radio algérienne, une journée avant la visite de Hillary Clinton dans notre pays.

Comptons sur nous-mêmes, nous avons la matière grise, les ressources naturelles, un beau, vaste riche pays, la dimension du défi.

Elections législatives 10 mai 2012 Algérie- abstention ou participation? ahmed bencherif

22 février 2012

A deux mois et demi du rendez-vous des législatives du 10 mai 2012, l’enthousiasme citoyen n’est pas quant à lui  au rendez-vous. Pourtant la classe politique mène une course frénétique pour finaliser leurs listes de candidats partisans ou indépendants. Ces mêmes  formations politiques qui exigent plus de démocratisation et de transparence ne donnent réellement pas d’exemple pour la finalisation des listes de candidats. D’aucuns ne recourent aux élections primaires pour le choix des candidats. Ils opèrent dans le huis clos, dans des cabinets secrets, obéissant à un bas clientélisme. C’est une règle générale qui s’impose aux grands partis comme aux partis de faible audience. C’est sidérant lorsque des quotidiens nationaux nous rapportent cet état de fait, alors que ces chefs de partis ne s’en offusquent guère, ne modifient point leurs approches vers la démocratisation.  Le pouvoir, quant à lui, se veut rassurant, engagé dans le processus démocratique pour répondre au souci citoyen et mettre quand même  un pied dans le train des réformes dans le monde arabe dont la volonté des régimes continue à s’affronter de diverses voies cachées ou apparentes à la volonté de leurs peuples. Ainsi, il a ouvert les médias lourds pour la classe politique gouvernante ou dans l’opposition. Il nous dit par là : liberté d’expression , égalité des chances, transparence. Est-ce vrai? Pour y répondre, cela demande une profonde analyse de l’état des lieux.

Si l’enthousiasme n’est pas, c’est que le pouvoir, l’opposition et  l’électorat continuent de cavaler chacun à son propre rythme, avec une défiance phénoménale, de l’un vis à vis de l’autre. Les trois acteurs se lancent des accusations et ne s’en lassent point. Le premier fait presque du harcèlement par des sms ou dans les quotidiens pour rappeler l’inscription dans les listes électorales et plus grave  menace en mettant en exergue le devoir d’aller voter, donc une obligation qu’il tend à légaliser dans les faits.   Ses relais attendent au tournant pour confisquer la carte d’électeur pour qui ne peut se défendre. Il s’ingénie à faire tout pour garder sa main haute sur notre pays, le gérer sans rendre compte au peuple. Comme il ne veut pas mourir, il recourt à ces moyens peu orthodoxes dans le processus électoral qui s’impose à lui comme un géant qu’il ne peut et ne pourra abattre. Car sans les urnes, sa crédibilité nationale et internationale est détruite ce qui enclenche à moyen terme sa propre destruction. Il sait qu’il a perdu la confiance des citoyens par le canal de ses magouilles électorales. En d’autres termes, la fraude qu’il avait bâtie comme un système fiable, indétectable sur le moment pour qui tout désaveu s’inscrit dans les calendes grecques.  Mais il faiblit et son arrogance s’étiole du fait de l’abstention qui le hante vraiment. Autrement dit, la participation inférieure à la moyenne lui ôte la crédibilité et donc toute légitimité morale.

L’opposition prend les dividendes que le pouvoir lui consent, ce qui représente pour elle une jambe cassée et donc elle ne peut marcher normalement comme un être non handicapé.  Elle s’ingénie à obtenir des avantages : des indemnités, du foncier et d’autres privilèges. En contre parie elle donne un quitus aux gouvernants à quelque niveau qu’il soit pour servir aussi bien la politique locale ou nationale. Pour comble, elle réclame la transparence électorale pour rafler la mise comme elle le dit, sauf qu’elle ne se juge pas vis à vis de l’électeur ni pour ses impairs ni pour son comportement équivoque dans leurs différentes mandatures.

L’électorat en a marre de ce jeu politique vicié et renvoie dos à dos pouvoir et opposition.  Pour faire entendre sa voix, il lui reste l’abstention qui est une forme de résistance pacifique. C’est un désaveu de la politique suivie jusqu’ici par les gouvernants et l’opposition. En pays démocratique, si l’abstention est forte et dépasse la barre des 60%, toute élection est annulée refaite.  Mais si le pouvoir avait un minimum de morale, il aurait réorganisé les élections frappées de haute abstention.  De ce fait, l’électorat est lui aussi hanté, hanté bien sur par la fraude électorale.

Ceci nous amène à analyser les intentions affichées par le pouvoir et le dispositif qu’il a mis en place pour bannir de son lexique la fraude électorale  : observateurs nationaux et internationaux , contrôle par des magistrats. C’est un pas en avant évidemment. Mais le doute reste collé par la longue pratique de fraude électorale. Est-il sincère? je crois que oui. Car le processus démocratique est en marche au Maghreb et nul pays ne peut s’exclure, d’autant que la contestation populaire constitue une donnée importante dans l’équation. Donc à la violence du pouvoir autocratique la violence  de la rue s’oppose. Pour le cas de notre pays, le pouvoir sait que la contestation populaire est en veilleuse et qu’elle le surveille dans chacun de ses pas timides dans l’avancée démocratique et qu’elle peut éclater à tout moment et embraser tout sur son passage. Je crois aussi que Abdelaziz Bouteflika a tiré  les enseignements de la chute indigne de Ben Ali, Moubarek, Abdallah Salah, du péril non glorieux de Kaddafi.

L’abstention est-elle fondée pour les échéances du 10 mai 2012? Je ne crois pas. Généralement les abstentionnistes votaient pour les grands partis, FLN et RND. Donc s’ils ne votent pas, ils offrent un grand cadeau pour l’opposition qui s’entend ici islamiste. Nous savons tous que l’électorat islamiste est discipliné. Il y a parmi eux les durs, les moins durs, les centristes De plus, ils savent comment cultiver l’orgueil religieux du citoyen. S’ils se concertent, échafaudent une stratégie commune, se coalisent, ils peuvent emporter la majorité et siéger à l’assemblée nationale populaire et la lutte anti terroriste menée à grands sacrifices par notre peuple n’aura servi à rien. Donc la majorité ne peut évhoir qu’aux premiers ou aux seconds. Les autres partis, qui sont nombreux, ne peuvent former une coalition à dix formations ou plus.

Halte à la barbarie de Bachar ElAssad en Syrie, ahmed bencherif

21 février 2012

Le monde reste consterné face aux horreurs que perpètre sans vergogne, sans mesure à l’encontre des Syriens qui crient leur désaveu non équivoque à la politique de leur président déchu de son humanité. Bombarder les villes insurgées, c’est tuer des civils dans le tas qui sont hommes, femmes, enfants, bébés. Devant un pareil sang froid, digne du nazisme, des régimes rétrogrades, totalitaires, nous sommes glacés d’effroi. Est-il possible qu’au troisième millénaire qui a vu des progrès scientifiques dans tous les domaines, l’avancée des droits de l’homme, l’on puisse imaginer des évènements catastrophiques. Comment un régime, le plus tyran qui soit, puisse-t-il déployer ses chars et ses blindés dans ses propres villes? Quelle horreur lorsque l’on sait que ces villes subissent des bombardements aériens.

Voilà une année et Bachar Assad ne lâche pas d’un iota sa politique répressive.  Toutes les médiations avec son émminence ignoble ont échoé. Mais avec quelle arrogance, il reçoit ces médiateurs ! Avec quelle arrogance, il tient ses conférences de presse ou bien au sein du prétendu parlement dont les députés délirent en applaudissements et en ovations. Mais avec quel mépris, il parle des insurgés qui veulent être libres, qui veulent s’exprimer sans crainte d’un séjour dans les cachots du régime le plus sinistre et le plus timoré. Pourquoi ni Bachar Assad ni son père qui avait décimé en son temps la ville de Hama en 1980 avec un bilan de 20000 victimes n’ont pas montré leur colère, leur violence, leur force, leur génie destructeur pour libérer la portion du territoire de Syrie, le Golan, occupée depuis la guerre des six jours en juin 1967, plateau du Golan totalement annexé au territoire d’Israel qui compte non moins de 20000 colons défendus par des troupes qui ne tiennet nullement à le restituer.

Mais qui fait de vous un homme puissant et dangereux, Bachar Assad? Vos alliés stratégiques, la Russie et la Chine, qui bloquent toute résolution onusienne. Pour votre crise de conscience, l’insurrection ne faiblit pas et continue à braver vos tanks et les deux grandes puissances. Mais qui paie la note à rivières de sang? C’est votre peuple que vous avez mis dans une geôle durablement, c’est à dire captif d’une guerre froide qui semble se dessiner à l’horizon immédiat ou futur; Tous les pays du monde sont indignés par votre politique de violences outrancières et tous ne peuvent rien faire pour arrêter le drame que subit votre peuple. Vous promettez des réformes vous légiférez seul pour donner au compte goutte des pans de liberté de représentativité. Mais à vrai dire, vous avez décidé d’écraser la révolution qui triomphera malgré vous, malgré les armes que vous octroient la Russie, l’Iran cet autre pays autocrate lui aussi frappé de mégalomanie qui joue seul au joker en faisant la démonstration de force, alors qu’il n’est pas prêt de faire une guerre avec l’Occident, les USA, ni même Israël qu’il ne cesse de menacer d’extermination, sauf que c’est surement dans leurs illusions pour frapper les imaginations de peuples arabes émotifs, dont la Palestine.

Oh ! Quel malheur ! Mon pays aussi vous soutient au nom d’un principe que seul le pouvoir connait et qu’il tient secret pour éviter être discrédité par l’opinion nationale. Quel malheur l’Algérie des révolutions,l’Algérie des sacrifices soutient le régime sanguinaire de Bachar Assad. Le président Abdelaziz Boureflika soutient la tyranie contre un peuple frère; lui le Moudjahid qui avait combattu au maquis les soldats français pour notre liberté. Non monsuier Bouteflika, ressaisissez-vous; soyez clément avec ces citoyens qui meurent sous les balles. Je vous demande alors de vous impliquer davantage en cherchait une solution à cette crise. Vous n’aurez aucun mal à faire ce pas; Car vous etes proche de ce régime et l’opposition sera bien enchanté de vous suivre. Ou bien cette crise est-elle au-dessus de votre talent diplomatique que sans cesse les uns et les autres nous rappellent.

VIVE LA LIBERTE

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